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 Le petit JulienVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Marie
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Age : 47
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MessageSujet: Le petit Julien   Lun 19 Fév - 9:40




Disparition de Julien : l'enquête "repart de zéro"


Les gendarmes ont repris les fouilles aux abords du domicile familial. Le procureur a évoqué une "maladresse" après le suicide du beau-père du petit garçon.





Une centaine de policiers aidés de gendarmes ont entamé vendredi 2 février une fouille minutieuse des abords du domicile familial de Julien, cet enfant de trois ans porté disparu depuis lundi, dans le quartier Gay-Lussac de Bourg-lès-Valence (Drome), sans retrouver la moindre trace du petit.
Selon les enquêteurs, l'enquête sur la disparition de Julien repart pratiquement de zéro, après le suicide du compagnon de la mère de l'enfant. Placé en garde à vue puis remis en liberté avant d'être blanchi par les analyses sanguines, Eric Zemia n'a, selon ses proches, "pas supporté la pression qui lui a été mise et sa détention".
Le frère et les deux soeurs d'Eric Zemia, arrivés jeudi de l'Ile de la Réunion, ont été reçus durant une heure et demi vendredi par le procureur de la République de Valence, Jean-Pierre Nahon. Ce dernier leur a expliqué le déroulement de la garde à vue d'Eric Zemia, détaillant point par point les 13 heures passées au commissariat de Valence par leur frère avant son suicide mercredi matin.
Le magistrat a également expliqué aux proches les raisons de cette garde à vue ainsi que les raisons de sa remise en liberté.

Le procureur reconnaît une "maladresse"

Le magistrat a également reconnu vendredi une "maladresse" à l'égard du beau-père de Julien. Jean-Eric Zemia, décédé jeudi matin des blessures qu'il s'était infligées après ses 13 heures en garde à vue, "a été reconvoqué deux heures après sa remise en liberté (soit à 01H00 du matin, ndlr) pour des prélèvements dans sa voiture", a expliqué le procureur Jean-Pierre Nahon lors d'un point-presse. S'agissant de prélèvements dans l'habitacle du véhicule, cela équivalait à "une perquisition et sa présence était nécessaire", a ajouté Jean-Pierre Nahon.
Interrogé sur la possibilité de reconvoquer le lendemain seulement Eric Zemia, le procureur a reconnu qu'il s'agissait là d'une "maladresse".
"Je n'ai été informé de ce fait que le lendemain", jeudi, a-t-il précisé.
De plus, le beau-père de Julien n'a bénéficié de l'assistance d'un avocat qu'à partir de 20H30, alors que la garde à vue avait démarré à 10H15.
"L'officier de police judiciaire (OPJ) a l'obligation de contacter le barreau, mais pas de s'assurer de sa présence. Il a une obligation de moyens, pas de résultats. Quand à savoir pourquoi il n'a pas eu d'avocat plus tôt, il faut chercher du côté du barreau", a précisé Jean-Pierre Nahon.
Ces informations ont été révélées alors que la famille du suicidé, arrivée jeudi à Bourg-lès-Valence (Drôme) en provenance de la Réunion, a mis en cause les conditions de la garde à vue et s'est interrogée sur un lien de causalité avec le suicide.

Reprise des recherches

Le service du SRPJ de Lyon, désormais en charge du dossier, a souhaité vendredi s'assurer que les policiers locaux n'étaient pas passés lors des premières recherches à coté du corps de l'enfant. Le périmètre des investigations a été élargi vendredi sur environ un kilomètre, notamment à la ligne SNCF du PLM (Paris-Lyon-Marseille), de l'autoroute A7 et sur les rives du Rhône.
Toutes les caves des immeubles du quartier Gay-Lussac ont été ouvertes en présence de leur propriétaire. Les hommes du SRPJ se sont également longuement attardés dans le box du voisin septuagénaire qui avait affirmé avoir vu Eric Zemia, le beau-père de Julien, sortir lundi après-midi avec un grand sac jaune. "Il s'est avéré que cet homme a fait un faux témoignage", a confié sur place à l'Associated Press un des enquêteurs.
Dans le quartier Gay-Lussac, situé entre l'A7 et la ligne SNCF, une profonde indignation régnait vendredi sur la tournure que prenait la disparition de Julien. Plusieurs dizaines d'habitants, étonnés de voir le peu de moyens de recherches mis en place pour retrouver l'enfant, ont entrepris de leur propre initiative de mener eux-mêmes des recherches.
Coordonnés par une ex-conseillère municipale du FN, ils ont fouillé deux immeubles abandonnés situés non loin du domicile de Julien apposé de nouvelles affichettes du petit sur les portes des habitations et des commerces. "En deux jours, on retrouve le scooter du fils de Sarkozy, mais ici ça fait quatre jours que le petit a disparu et toujours rien", a dénoncé Annick Sauvey, une voisine de la famille.
A la différence des jours derniers, le procureur Nahon s'est montré vendredi très discret sur l'avancement de l'enquête.
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Marie
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MessageSujet: Re: Le petit Julien   Lun 19 Fév - 9:41

Disparition de Julien: nouvelle perquisition au domicile du couple Zémia/Sery


Les enquêteurs ont mené samedi tout au long de la journée une nouvelle perquisition au domicile de la mère et du beau-père du petit Julien à Bourg-lès-Valence (Drôme), semblant privilégier la piste familiale dans la disparition du petit garçon de trois ans, le 29 janvier 2006, a-t-on pu constater sur place.

Cette perquisition, qui intervient trois semaines après la disparition de l'enfant, est la seconde menée dans le logement familial. Lors de la première fouille, quelques heures après la disparition du petit garçon, les fonctionnaires de la PJ avaient emporté une serpillière, découpé des morceaux du canapé et emporté une couverture.

Des experts de la police scientifique d'Ecully (Rhône), recherchaient samedi d'éventuelles traces de sang dans l'appartement de cinq pièces situé au rez-de-chaussé, a, selon Me Naceur Derbel, l'avocat de Marie Nadège Sery, la mère de Julien.

Pour se faire, ils ont utilisé du "Blue Star", un révélateur qui permet de visualiser sous forme fluorescente la moindre goutte d'hémoglobine même lavée et essuyée, après plusieurs semaines. Aucune information n'a filtré de cette perquisition dont les résultats, s'ils sont positifs, doivent encore être soumis à une recherche d'ADN pour déterminer l'origine du sang.

Marie Nadège Sery, qui assistait à cette perquisition, en tant que locataire de l'appartement, n'a fait aucune déclaration. Cette perquisition fait suite aux éléments fournis cette semaine par la police scientifique. Notamment la découverte d'une auréole de sang d'une soixantaine de centimètres mètres carrés dans le véhicule de la famille.

Une expertise du téléphone d'Eric Zémia, le beau-père du Julien, aurait également permis d'établir, selon une source proche de l'enquête, qu'il a utilisé son GSM, dans la nuit suivant la disparition de l'enfant, depuis un relais situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Valence, dans le secteur de Livron.

Dans ses déclarations, avant son suicide, quelques heures après la fin de sa garde à vue, le beau-père de Julien, Eric Zémia, avait certifié ne pas avoir quitté Bourg-les-Valence ce soir-là, pour participer aux recherches.

Seule la mère de Julien, déjà entendue à trois reprises en tant que témoin, pourra désormais fournir des explications sur cette communication téléphonique.

"Elle a tous les alibis de la terre imaginables. Ce soir-là elle était toujours avec un témoin, je ne me fais aucun souci pour elle", a expliqué Me Naceur Derbel. Selon lui, la jeune femme qui est désormais partie civile ne peut plus être entendue que "par le juge d'instruction, en présence d'un avocat". Elle bénéficie désormais du statut de témoin assisté. "Je n'ai pas peur pour ma cliente, je demande seulement des garanties et du respect", ajoutait-il.

Trois semaines après sa disparition, aucun élément ne permettait samedi d'établir ce qu'il est advenu de Julien. Le type de recherches, en bordure du Rhône, menées cette semaine, semblent indiquer que les enquêteurs ont peu d'espoir de retrouver vivant le garçonnet.

En l'absence de corps ou d'élément probant une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration" a été ouverte par le parquet de Valence après la plainte avec constitution de partie civile de Mme Sery. L'enquête a été confiée au juge d'instruction Sophie Muraciole. AP
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